Face à l’augmentation continue du trafic maritime, le Port autonome de Papeete engage une profonde transformation de son terminal de commerce international. Un chantier stratégique pour la Polynésie française, où près de 90 % des marchandises importées transitent par cette infrastructure essentielle à la vie économique du territoire.
Des investissements majeurs pour préparer l’avenir
Construit il y a plus de cinquante ans, le terminal atteint aujourd’hui ses limites. Le port traite désormais plus de 43 000 conteneurs par an pour une capacité estimée à 46 000. Avec l’arrivée de porte-conteneurs toujours plus imposants et une hausse constante des échanges, les autorités portuaires anticipent un risque de saturation dans les prochaines années.
Pour répondre à cette pression, le Port autonome prévoit d’importants travaux dans le cadre de son Schéma directeur d’aménagement 2022-2032. Le projet prévoit notamment l’extension de la zone sous douane, la réorganisation des espaces logistiques et la création d’une zone dédiée aux conteneurs frigorifiques, particulièrement importants pour l’approvisionnement alimentaire du territoire.
Le réaménagement du terminal s’accompagnera également d’une modernisation des équipements électriques et des flux de circulation afin d’améliorer la sécurité et la fluidité des opérations portuaires. Les infrastructures actuelles seront renforcées pour supporter des charges plus lourdes et accueillir les nouveaux navires du commerce international.
En parallèle, le quai principal fait l’objet de travaux de consolidation et d’approfondissement afin de permettre l’accès aux navires de nouvelle génération. Un sixième quai de cabotage doit également voir le jour d’ici 2028 pour accompagner le développement du transport interinsulaire et l’arrivée de nouveaux bâtiments dans la flotte polynésienne.
Au total, près de 8 milliards de francs pacifiques d’investissements sont engagés pour adapter le port aux besoins des prochaines décennies. Pour la Polynésie française, ces travaux représentent un enjeu majeur de souveraineté économique, de sécurité des approvisionnements et de compétitivité dans une région où le transport maritime demeure vital.



