Le Service départemental d’incendie et de secours de Guadeloupe a dénoncé avec fermeté les violences subies par des sapeurs-pompiers dans la nuit de dimanche à lundi à Saint-François. Alors qu’ils intervenaient pour secourir des victimes dans un contexte de violences urbaines, les secours ont eux-mêmes été pris pour cible.

Les secours ne doivent jamais devenir des cibles

Selon le SDIS, les équipages venus du centre de secours de Sainte-Anne ont été confrontés à des insultes, des menaces et des comportements mettant directement en danger leur sécurité. Plusieurs agents ont également été incommodés par des gaz lacrymogènes lors des opérations de maintien de l’ordre menées sur place.

Le président du conseil d’administration du SDIS Guadeloupe, Henry Angélique, ainsi que le directeur du service, le contrôleur général Sylvain Montgenie, ont condamné des faits jugés particulièrement graves et inacceptables envers des personnels mobilisés pour protéger la population.

Dans un communiqué, le SDIS rappelle que les sapeurs-pompiers assurent quotidiennement une mission essentielle de secours, souvent dans des conditions difficiles et au péril de leur sécurité. Les autorités estiment qu’aucune circonstance ne peut justifier de telles agressions contre des agents chargés de sauver des vies.

Face à ces violences, le SDIS envisage désormais le dépôt de plainte contre les auteurs des faits. Les responsables du service ont également apporté leur soutien total aux personnels engagés lors de cette intervention.

Ces incidents relancent la question du respect de l’autorité et de la protection des forces de secours dans les territoires ultramarins. Pompiers, gendarmes et soignants ne peuvent devenir les victimes de violences alors même qu’ils interviennent pour garantir la sécurité et la protection des habitants.

Privacy Preference Center