Après plusieurs années d’interruption, les liaisons aériennes entre la France et Antigua-et-Barbuda s’apprêtent à redémarrer. Un accord en cours de formalisation vise à structurer durablement ces échanges stratégiques pour les Antilles françaises.
Un retour attendu des connexions régionales
Depuis 2019, aucune liaison directe régulière n’existait entre la France et cet État caribéen. Une situation appelée à évoluer rapidement : dès le 1er mai, la compagnie Liat Air doit relier la Guadeloupe à Antigua-et-Barbuda, rétablissant un axe aérien essentiel dans la région.
Ce retour s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des échanges entre les territoires ultramarins et leur environnement caribéen.
En parallèle, le gouvernement français a présenté en Conseil des ministres un projet de loi visant à appliquer un accord bilatéral signé en 2022 avec Antigua-et-Barbuda.
Ce texte poursuit trois objectifs clairs : encadrer juridiquement les relations aériennes, garantir la sécurité des opérations et favoriser le développement de nouvelles liaisons.
Il insiste également sur un principe clé : une concurrence loyale entre compagnies, avec des règles équilibrées et réciproques.
Au-delà du transport aérien, cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration régionale. Les Antilles françaises, notamment la Guadeloupe et la Martinique, cherchent à renforcer leurs liens économiques et touristiques avec les pays voisins.
Des coopérations existent déjà dans plusieurs domaines, comme la santé, la culture ou l’agriculture, et pourraient être renforcées grâce à une meilleure connectivité.
Ce rapprochement illustre une volonté politique claire : ancrer davantage les Outre-mer dans leur bassin géographique, tout en consolidant leur attractivité et leur développement économique.



