La députée LIOT de Mayotte, Estelle Youssouffa, critique vivement les déplacements annoncés de Sébastien Lecornu et d’Édouard Philippe dans l’archipel. Plusieurs mois après le passage du cyclone Chido, elle reproche au gouvernement de ne pas apporter de réponses suffisamment concrètes à la situation toujours dramatique du département.
La parlementaire estime que la venue du Premier ministre ne s’accompagne pas d’annonces à la hauteur des besoins. « On voit arriver le Premier ministre les mains vides », dénonce-t-elle.
La reconstruction de Mayotte au cœur des critiques
Depuis le cyclone Chido, Mayotte demeure confrontée à de graves difficultés concernant les logements, les infrastructures et le fonctionnement des services publics.
Estelle Youssouffa accuse l’exécutif d’inaction et réclame des décisions permettant d’accélérer réellement la reconstruction. Pour la députée, une visite ministérielle ne peut se limiter à des rencontres institutionnelles ou à de nouvelles promesses.
Le déplacement d’Édouard Philippe intervient lui aussi dans ce contexte de forte attente. Les Mahorais veulent connaître les mesures proposées pour restaurer durablement l’archipel et améliorer leur vie quotidienne.
L’État attendu sur des engagements précis
Mayotte est un département français. Sa reconstruction relève donc pleinement de la responsabilité nationale et exige une mobilisation durable de l’État, des collectivités et des acteurs économiques.
Les habitants sont en droit d’attendre un calendrier clair, des financements identifiés et un suivi transparent des travaux. La lutte contre l’habitat précaire, le renforcement des infrastructures et la restauration des services essentiels doivent rester prioritaires.
La critique portée par Estelle Youssouffa oblige le gouvernement à dépasser les déclarations d’intention. La présence de l’État à Mayotte doit se traduire par des résultats visibles, une autorité pleinement exercée et des investissements capables de garantir aux Mahorais les mêmes conditions de sécurité et de développement que dans le reste de la République.



