Le projet de nouvel aéroport de Mayotte rencontre une nouvelle réserve institutionnelle. Le Conseil économique, social et environnemental de Mayotte a rendu un avis défavorable concernant la convention-cadre associant le Département-Région et la Direction générale de l’aviation civile autour du futur équipement de Bouyouni.
Réuni le 23 septembre, le Césem reconnaît pourtant la nécessité de préparer l’avenir aéroportuaire de Mayotte. L’actuel site présente plusieurs contraintes, parmi lesquelles son exposition au risque de submersion marine et l’impossibilité d’y réaliser une piste longue.
Le financement au cœur des réserves
L’instance consultative s’interroge principalement sur les conséquences financières de la convention pour le Département-Région. Elle estime que la collectivité ne peut supporter telle quelle la charge associée au dispositif envisagé.
Le Césem insiste également sur la nécessité de régler suffisamment tôt les questions de maîtrise et de régularisation foncières, déterminantes pour un projet de cette ampleur.
Un équipement stratégique pour Mayotte
Le site Bouyouni-M’Tsangamouji a été retenu après plusieurs années de discussions. Le projet prévoit notamment la possibilité de construire une piste d’environ 2 730 mètres et doit apporter une réponse aux limites de l’aéroport actuel.
L’enjeu dépasse la seule question des transports. Pour Mayotte, disposer d’infrastructures aériennes adaptées représente un levier majeur en matière d’investissement, de tourisme, de mobilité et d’ouverture économique. Les discussions sur la répartition du financement devraient donc se poursuivre.


