Le tribunal administratif de Mayotte a rejeté le recours déposé par Sea Shepherd France contre l’autorisation environnementale accordée pour la construction de l’usine de dessalement d’Ironi Bé, à Dembéni. Dans sa décision rendue le 22 juillet 2026, la juridiction n’a pas examiné le fond du dossier, estimant que la requête était irrecevable pour un motif de procédure.

L’association contestait l’arrêté préfectoral du 3 juillet 2025 autorisant le syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) à réaliser cette infrastructure. Elle invoquait notamment de possibles atteintes à la biodiversité marine ainsi que plusieurs irrégularités concernant les procédures environnementales, la protection des espèces, l’information du public, le respect de la directive-cadre européenne sur l’eau, de la convention de Ramsar et du principe de précaution.

Le tribunal a toutefois constaté que Sea Shepherd France n’avait pas respecté l’obligation légale de notifier son recours, dans les délais prévus par le code de l’environnement, au préfet de Mayotte ainsi qu’au syndicat LEMA, bénéficiaire de l’autorisation. Cette formalité étant obligatoire, les juges ont déclaré la requête irrecevable sans examiner les arguments de fond.

La demande de l’association visant à contraindre l’administration à privilégier une autre solution pour répondre aux besoins en eau potable de Mayotte a également été rejetée. Enfin, le tribunal n’a accordé aucune indemnité au titre des frais de justice, ni à Sea Shepherd France, ni au syndicat Les Eaux de Mayotte, qui sollicitait 3 000 euros.

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