Après plus de vingt ans dans le 3e arrondissement de Paris, la styliste guadeloupéenne Kate Mack a été contrainte de quitter son atelier-boutique en juin, à l’issue d’un long conflit avec son bailleur. Malgré cette fermeture, la créatrice a récupéré son matériel et ses collections et poursuit aujourd’hui son activité à travers des boutiques éphémères.

Une page se tourne pour Kate Mack, mais l’aventure continue. Installée depuis plus de vingt ans dans le 3e arrondissement de Paris, la styliste guadeloupéenne a dû quitter en juin dernier l’atelier-boutique dans lequel elle confectionnait, exposait et commercialisait ses créations.

Cette fermeture intervient après plusieurs mois de difficultés. Fin 2025, confrontée à une dette de 20 000 euros, la créatrice avait lancé un appel à la solidarité afin de tenter de sauver son entreprise. Le conflit qui l’opposait à son propriétaire s’est finalement conclu par un protocole d’accord et son départ des lieux.

Plus de vingt ans de création à Paris

Au fil des années, Kate Mack s’est fait une place dans le milieu de la mode parisienne, notamment auprès de la communauté afro-caribéenne. Claudia Tagbo, Joëlle Ursule ou encore la comédienne Tella Kpomahou figurent parmi les personnalités passées par son atelier.

La styliste avait également obtenu plusieurs distinctions et reconnaissances pour son travail, dont une référence « coup de cœur » dans le magazine Elle et une distinction liée à « Capitale de la création » de la mairie de Paris.

La disparition de cette adresse historique constitue donc un changement important pour la créatrice. Mais elle ne signifie pas la fin de son activité.

Kate Mack récupère son matériel et ses collections

Huit mois après la décision du tribunal de commerce d’ordonner la liquidation judiciaire de son atelier-boutique, Kate Mack indique que la procédure est désormais clôturée.

Elle a notamment pu récupérer son matériel professionnel, ses collections, ses stocks de fournitures et les différents actifs appartenant à son entreprise.

La styliste peut ainsi poursuivre son métier. Elle continue de réaliser elle-même ses vêtements, depuis leur conception jusqu’à la coupe et au montage, et propose également du sur-mesure et des créations personnalisées.

Privée de boutique permanente, elle s’appuie désormais sur des espaces éphémères pour présenter et vendre ses pièces.

À la recherche d’une nouvelle adresse

Cette nouvelle organisation pourrait n’être que provisoire. Kate Mack souhaite retrouver un lieu permanent lui permettant à la fois de créer et de recevoir sa clientèle.

Une nouvelle étape est déjà programmée pour septembre : la Guadeloupéenne doit exposer ses créations rue de Turenne, à Paris.

Après plus de deux décennies passées dans son ancien atelier, la styliste doit donc reconstruire une partie de son activité. Une transition qu’elle résume elle-même simplement : elle a « dû déménager », mais peut désormais reprendre son travail et poursuivre ses créations.

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