Près de trois ans après la mort de Gabriel Leroy, jeune Calédonien de 22 ans noyé dans la Seine lors d’une soirée alcoolisée à Paris, le procès des deux accusés s’ouvre ce lundi 2 février devant la cour d’assises de Paris. Les audiences sont prévues jusqu’au 6 février 2026. Un procès attendu, qui devra établir si le drame relève d’un homicide volontaire.
Les faits remontent à la nuit du 16 avril 2023. Gabriel Leroy se trouvait sous le pont d’Iéna, à Paris, avec un groupe d’amis, dans le cadre d’une soirée alcoolisée. Au cours de la nuit, une altercation éclate. Gabriel Leroy est alors projeté dans la Seine, où il se noie.
Deux hommes, aujourd’hui âgés de 22 et 23 ans, ont été mis en cause. Ils étaient présents lors de cette soirée. Ils contestent toute intention de tuer, mais ils comparaissent devant les assises pour homicide et tentative d’homicide, des qualifications lourdes qui impliquent l’examen approfondi des faits, des témoignages et des responsabilités individuelles.
Jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle
Pendant ce procès, la cour devra reconstituer précisément la scène : le déroulé de l’altercation, les gestes portés, le contexte d’alcoolisation, la dynamique de groupe et l’éventuelle volonté de donner la mort ou de provoquer un risque mortel.
La question centrale est donc claire : Gabriel Leroy a-t-il été victime d’un homicide volontaire ou d’un acte involontaire dans le cadre d’une bagarre ?
Si le caractère volontaire est retenu par la cour, les accusés encourent jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.
Au-delà du dossier judiciaire, cette affaire a profondément marqué la communauté calédonienne, et plus largement les Ultramarins installés dans l’Hexagone : elle rappelle que, loin de leur territoire, certains jeunes se retrouvent exposés à des violences absurdes, souvent aggravées par l’alcool et par l’effondrement de toute limite.
Le procès, attendu par les proches de Gabriel Leroy, doit désormais répondre à une exigence simple : la vérité et la justice.




