Les autorités sanitaires malgaches ont confirmé, ce 31 décembre, la présence de 16 cas de variole du singe (Mpox) dans le district de Mahajanga, au nord-ouest de Madagascar. Parmi les personnes contaminées figurent des enfants de moins de cinq ans ainsi qu’une femme enceinte, ce qui renforce la vigilance autour de cette résurgence virale dans une zone déjà fragilisée sur le plan sanitaire.

Les premiers cas avaient été identifiés la veille par l’Institut Pasteur de Madagascar, avant que le bilan ne soit réévalué à la hausse. Les patients ont été immédiatement isolés et pris en charge à l’hôpital, tandis que les autorités ont activé un Centre des opérations d’urgence de santé publique afin de coordonner la réponse, tracer les cas contacts et éviter toute propagation incontrôlée.

La Mpox se transmet principalement par des contacts rapprochés : lésions cutanées, fluides corporels ou objets contaminés. Les consignes sont claires : isolement strict des personnes symptomatiques, hygiène renforcée, non-partage des effets personnels et port du masque si nécessaire. Des mesures de bon sens, mais indispensables dans des territoires où la densité familiale et les conditions de vie peuvent accélérer la diffusion des virus.

Dans l’océan Indien, cette situation rappelle l’importance d’une coopération sanitaire régionale solide et d’une vigilance accrue aux frontières. À La Réunion, les derniers cas remontent à juin 2024, preuve que la circulation virale n’est jamais totalement éteinte. Face à ces menaces sanitaires transfrontalières, seule une action coordonnée des États, appuyée sur des systèmes de santé robustes et des messages de prévention clairs, permet de protéger durablement les populations.

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