Les fortes pluies tombées ce week-end en Nouvelle-Calédonie ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs zones agricoles, particulièrement à Bourail. Les premiers constats font état de pertes significatives sur plusieurs cultures, faisant craindre un impact économique pour les exploitations et des conséquences sur l’approvisionnement des consommateurs.

Les producteurs évaluent actuellement l’étendue des dégâts, qui concernent notamment les cultures de pommes de terre, de squash et de maïs. Si certaines exploitations enregistrent des pertes limitées, d’autres pourraient avoir perdu la quasi-totalité de leur production. Les professionnels restent toutefois prudents, les prochains jours devant permettre d’observer l’évolution des cultures après le retrait des eaux.

Selon la Chambre d’agriculture de la Nouvelle-Calédonie, au moins deux tiers des parcelles de grandes cultures ont été recouvertes par les inondations. Les secteurs allant de Pouembout à Boulouparis sont touchés, avec une situation particulièrement préoccupante à Bourail, l’un des principaux bassins de production agricole du territoire.

Une saison agricole compromise et des exploitations fragilisées

Les représentants de la profession redoutent des conséquences durables sur la campagne agricole en cours. Les terres d’alluvions, particulièrement adaptées aux cultures de saison fraîche, figurent parmi les plus exposées aux crues. Les inondations survenues à cette période de l’année risquent ainsi de compromettre une part importante de la production annuelle et d’entraîner des tensions sur l’approvisionnement du marché local.

Les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours ont favorisé des crues importantes, notamment en raison des volumes d’eau tombés dans les zones montagneuses. Certaines stations ont relevé plus de 100 millimètres de pluie dans l’ouest de la Grande Terre, tandis que des cumuls atteignant 300 millimètres ont été observés sur la côte Est et dans la Chaîne. Déjà éprouvées par les intempéries de l’an dernier, plusieurs exploitations pourraient voir leur situation financière se dégrader. Une rencontre est prévue cette semaine entre la Chambre d’agriculture, la province Sud et les établissements bancaires afin d’examiner les mesures d’urgence pouvant être mises en place au profit des agriculteurs sinistrés.

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