Le projet de réforme du corps électoral provincial en Nouvelle-Calédonie doit connaître une première étape parlementaire à partir du 19 mai, dans un calendrier désormais très contraint avant les élections provinciales prévues le 28 juin. 

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que le scrutin se tiendrait avec une ouverture partielle du corps électoral aux natifs de Nouvelle-Calédonie ainsi qu’aux conjoints de Calédoniens. Cette évolution doit passer par une loi organique soumise au Parlement dans les prochaines semaines.

Un sujet hautement sensible politiquement

Le corps électoral provincial est gelé depuis l’accord de Nouméa de 1998. Aujourd’hui, seuls certains résidents installés avant cette date et leurs descendants peuvent voter aux élections provinciales.

La proposition du gouvernement suscite des critiques des deux camps politiques calédoniens. Le FLNKS refuse toute modification du corps électoral sans accord politique global sur l’avenir institutionnel du territoire et dénonce un possible « passage en force » de l’État.

Du côté des non-indépendantistes, plusieurs responsables estiment au contraire que cette ouverture reste insuffisante et réclament un dégel plus large du corps électoral.

Le gouvernement fait désormais face à une forte pression calendaire : si le Parlement ne valide pas la réforme à temps, les élections du 28 juin devront se tenir avec le corps électoral actuel.

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