La recomposition des institutions calédoniennes se poursuit. Après l’élection de Virginie Ruffenach à la présidence du Congrès et de Naïa Wateou à la première vice-présidence, Veylma Falaeo a été élue, sans surprise, à la tête de la commission permanente du Congrès. Cette nomination constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre de l’accord de gouvernance conclu entre l’Éveil océanien et les formations non-indépendantistes.

Âgée de 43 ans, la vice-présidente de l’Éveil océanien quitte ainsi le « perchoir » qu’elle occupait depuis août 2024, devenant alors la première femme à présider le Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Elle prend désormais les commandes de la commission permanente, une instance stratégique surnommée le « Petit Congrès » en raison de l’étendue de ses compétences entre les sessions plénières.

Une majorité confortée au sein de la commission permanente

À l’issue du scrutin, la liste commune des Loyalistes et du Rassemblement, soutenue par les élus de l’Éveil océanien, a obtenu 28 voix, lui assurant six des onze sièges de la commission permanente. La liste du groupe Kanaky NC (FLNKS) a recueilli 19 suffrages et décroche quatre sièges, tandis que l’UNI obtient un siège avec sept voix.

Réunie immédiatement après son installation, la commission permanente a désigné son bureau. Veylma Falaeo en assurera la présidence, assistée de Maria Waka (Kanaky NC) comme vice-présidente et de Jordan Curtot (Rassemblement) au secrétariat. Cette élection prépare désormais la prochaine étape de l’accord politique : la désignation attendue de Milakulo Tukumuli, président de l’Éveil océanien, à la tête du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

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