Une étude de l’Inserm met en lumière des réalités préoccupantes dans les départements d’Outre-mer, entre insuffisance de prévention, violences sexuelles élevées et fragilités en matière de santé publique.

Réalisée à partir des données de 2023 en Guadeloupe, Guyane, Martinique et à La Réunion, cette enquête dresse un constat contrasté. Si l’âge du premier rapport sexuel tend globalement à reculer, il reste plus précoce en Guyane. Par ailleurs, les hommes déclarent toujours un nombre de partenaires plus élevé, même si l’écart avec les femmes tend à se réduire chez les jeunes générations.

Des fragilités persistantes en matière de prévention

L’étude met en évidence une diffusion encore insuffisante des comportements de prévention. L’usage du préservatif reste limité, y compris lors des débuts de relation, tandis que le recours à la contraception demeure plus faible qu’en métropole. Près d’un quart des jeunes femmes déclarent ne pas utiliser de moyen contraceptif, exposant davantage aux grossesses non désirées.

Autre sujet d’inquiétude : les violences sexuelles, qui touchent une proportion importante de femmes dans ces territoires. Dans certains départements, plus d’un quart d’entre elles déclarent avoir subi des rapports forcés ou des tentatives au cours de leur vie. Le développement des usages numériques, notamment l’échange d’images intimes, accentue également les risques de dérives et de diffusion sans consentement.

Face à ces constats, la question de l’éducation, de la prévention et de la responsabilité publique apparaît centrale. Dans des territoires déjà confrontés à des défis sociaux importants, le renforcement des politiques de santé et de protection des populations s’impose comme une priorité pour garantir la sécurité et l’équilibre des jeunes générations.

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