Chantal Larrondo et Mirentxu Eyherabide ont remporté dimanche 16 août le tournoi féminin de pelote basque de la 43e Fête basque de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les deux Calédoniennes se sont imposées 35 à 32 au terme d’une finale particulièrement disputée face aux sœurs saint-pierraises Amélie et Albane Poulain.
La Nouvelle-Calédonie s’est offert un beau succès à plusieurs milliers de kilomètres du Caillou. Sur la cancha de la place Richard Briand, à Saint-Pierre, Chantal Larrondo et Mirentxu Eyherabide ont décroché le trophée du tournoi féminin de la Fête basque 2026.
Face à elles, les locales Amélie et Albane Poulain ont longtemps résisté. Devant un public nombreux et sous un soleil particulièrement présent, les quatre joueuses ont livré une finale serrée dont l’issue est restée incertaine jusqu’aux derniers échanges.
Une finale 100 % ultramarine
La rencontre débute à 17 heures avec un objectif simple : être la première équipe à atteindre les 35 points. Chantal Larrondo évolue à l’avant pour la Nouvelle-Calédonie, avec Mirentxu Eyherabide à l’arrière. Chez les Saint-Pierraises, Amélie Poulain occupe l’avant tandis que sa sœur Albane évolue derrière.
Les Calédoniennes inscrivent les trois premiers points, mais les joueuses de Saint-Pierre-et-Miquelon réagissent rapidement. Elles reviennent à 3-3 puis 4-4.
Les deux équipes restent ensuite au coude-à-coude. À 9 partout, rien ne permet encore de distinguer un véritable favori. Les Saint-Pierraises prennent même momentanément l’avantage, 11 à 10.
Amélie Poulain tente notamment de jouer rapidement et de reprendre les balles à la volée pour réduire le temps de replacement de ses adversaires.
Les Calédoniennes creusent progressivement l’écart
La physionomie de la rencontre commence ensuite à évoluer. Chantal Larrondo exploite davantage la largeur du fronton tandis que Mirentxu Eyherabide multiplie les balles croisées pour mettre Albane Poulain sous pression.
Les Calédoniennes prennent trois longueurs d’avance à 15-12. Plusieurs fautes des Saint-Pierraises permettent ensuite aux représentantes du Pacifique de creuser davantage l’écart.
À 17h24, la Nouvelle-Calédonie mène 19 à 15. L’écart continue de progresser et les Calédoniennes atteignent les 30 points alors que leurs adversaires en comptent 23.
Les sœurs Poulain cherchent alors à éviter autant que possible Chantal Larrondo, particulièrement offensive à l’avant. Mais les Calédoniennes conservent leur avantage et se rapprochent progressivement de la victoire.
Un dernier retour des sœurs Poulain
À 34-27, Chantal Larrondo et Mirentxu Eyherabide ne sont plus qu’à un point du titre. Mais la dernière marche se révèle beaucoup plus difficile à franchir que prévu.
Portées par le public de Saint-Pierre, Amélie et Albane Poulain enchaînent plusieurs attaques et reviennent jusqu’à 34-32. Le suspense est totalement relancé.
Les Calédoniennes finissent néanmoins par inscrire le 35e et dernier point. Score final : 35 à 32.
Après une rencontre intense, les quatre joueuses se retrouvent dans les bras les unes des autres, laissant place à l’émotion après la tension sportive.
« Fière de dresser le drapeau cagou »
Pour Chantal Larrondo, la première sensation est celle du soulagement après une rencontre dont l’issue est longtemps restée indécise.
La Calédonienne se dit également heureuse d’avoir partagé cette victoire avec sa partenaire et « fière de dresser le drapeau cagou de la Calédonie ».
Même satisfaction pour Mirentxu Eyherabide, qui retient une « belle aventure » et une « belle expérience », tout en saluant le niveau et la combativité des deux Saint-Pierraises.
Du côté des sœurs Poulain, la déception n’efface pas la satisfaction d’avoir poussé leurs adversaires jusque dans les derniers points. Les deux joueuses estiment avoir tout donné et ne nourrissent pas de regrets.
La rencontre pourrait d’ailleurs avoir une suite symbolique. Après avoir accueilli les Calédoniennes à Saint-Pierre-et-Miquelon, les sœurs Poulain affichent désormais leur envie d’effectuer le voyage inverse : « Maintenant, c’est à nous d’aller chez elles. »



