Le gouvernement de Moetai Brotherson joue une partie de son avenir politique ce vendredi à l’Assemblée de la Polynésie française. Les 57 représentants sont appelés à se prononcer une nouvelle fois sur le collectif budgétaire, rejeté il y a quinze jours. En cas de nouvel échec, le président du Pays a annoncé qu’il engagerait la responsabilité de son gouvernement en utilisant les dispositions prévues par le statut d’autonomie.
Cette procédure permettrait l’adoption du texte, tout en ouvrant la possibilité pour les représentants de déposer une motion de renvoi. Celle-ci devrait être signée par au moins 19 élus, désigner un candidat à la présidence de la Polynésie française et obtenir ensuite le vote favorable d’au moins 35 représentants pour entraîner la chute du gouvernement.
Une majorité sous pression
L’issue du scrutin demeure incertaine. Avec ses 22 élus, le Tavini Huiraatira ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Toute motion de renvoi nécessiterait donc un accord entre plusieurs groupes politiques. Le retour anticipé à Tahiti de figures de l’opposition, dont Édouard Fritch et Nicole Sanquer, témoigne de l’importance de cette séance, qui pourrait ouvrir une nouvelle période d’instabilité institutionnelle en Polynésie française.



