Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a assuré que son gouvernement restait pleinement mobilisé malgré le projet du Tavini Huiraatira de déposer une motion de défiance. Cette déclaration intervient à l’issue d’une réunion de travail de plus de deux heures avec les membres du groupe A Fano Ti’a, consacrée notamment au collectif budgétaire n°3 et à la coordination avec les élus de l’Assemblée.
Si le contexte politique est marqué par la décision du Tavini Huiraatira d’engager une démarche visant à renverser l’exécutif, Moetai Brotherson a minimisé la place de ce sujet lors des échanges. Il a affirmé que son gouvernement poursuivait son action sans se laisser dicter son agenda par les débats internes du parti indépendantiste. « Le Tavini Huiraatira a sa vie, ses décisions, ses processus, ça les regarde. Nous, on est là pour construire. Le gouvernement travaille. Le groupe à l’Assemblée travaille », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l’éventualité d’une motion de défiance susceptible de porter Antony Géros à la présidence du gouvernement, Moetai Brotherson s’est montré sceptique quant à la possibilité d’un rapprochement politique. Il a relevé ce qu’il considère comme une contradiction entre les critiques dont il faisait auparavant l’objet de la part de certains indépendantistes et leur volonté actuelle de rechercher le soutien des autonomistes.
L’avenir politique du gouvernement dépend désormais des initiatives que prendra le Tavini Huiraatira dans les prochains jours. Une éventuelle motion de défiance devra réunir une majorité à l’Assemblée de la Polynésie française pour entraîner la chute de l’exécutif.



