La ligne maritime entre Tahiti et Moorea perd l’un de ses acteurs historiques. Le tribunal de commerce de Papeete a prononcé la liquidation judiciaire de la société exploitant le ferry rapide Terevau, mettant fin à plus de dix ans d’activité sur cet axe stratégique.

Une liquidation faute de solution viable

Placée en redressement judiciaire depuis décembre, la société SNGV 2 n’a pas réussi à convaincre. Ni le plan de continuation porté par son gérant, ni l’offre de reprise proposée par la société Vaeara’i n’ont apporté les garanties financières suffisantes.

Faute d’accord entre les parties et de financements solides, le tribunal a tranché. Le navire, déjà immobilisé depuis novembre, ne reprendra pas la mer sous cette bannière.

La décision entraîne le licenciement économique des 35 salariés. Un coup dur pour les équipes, mais aussi pour l’économie locale et les usagers réguliers de cette liaison essentielle.

Le Terevau, lancé en 2012, s’était imposé comme un acteur clé du transport rapide entre Tahiti et Moorea. Sa disparition marque la fin d’une aventure humaine et maritime saluée par ses dirigeants et ses employés.

Les actifs de la société, dont le navire, seront désormais vendus au plus offrant.

Malgré cette disparition, la liaison Tahiti-Moorea reste très fréquentée, avec près de deux millions de passagers par an. Elle demeure un axe vital, à la fois pour les déplacements quotidiens des résidents et pour l’activité touristique.

Quatre navires assurent désormais la desserte, opérés notamment par Aremiti et Vaeara’i. Mais la concurrence et les équilibres économiques restent fragiles sur cette route maritime essentielle.

Derrière cette liquidation, c’est toute la question de la viabilité économique du transport interinsulaire qui se pose, dans un territoire où la continuité territoriale reste un enjeu majeur.

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