La Guyane fait face à une résurgence du chikungunya, poussant la Haute Autorité de santé à adapter sa stratégie. Dans un avis publié ce 14 avril, elle recommande l’utilisation du vaccin Vimkunya pour protéger les populations les plus à risque.
Une circulation du virus en reprise
Depuis le début de l’année, 81 cas ont été confirmés sur le territoire. Dix ans après la dernière grande épidémie, la population reste insuffisamment immunisée, faisant craindre une nouvelle propagation du virus.
Transmis par le moustique Aedes aegypti, le chikungunya peut entraîner des formes graves, en particulier chez les personnes fragiles.
La HAS préconise l’utilisation du vaccin Vimkunya en priorité pour les personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que pour les 12-64 ans présentant des comorbidités, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou encore les pathologies chroniques.
Ce vaccin peut également être proposé au reste de la population adulte, mais avec prudence, notamment en raison d’une durée de protection limitée à six mois et d’un manque de données pour certains profils.
Concernant les femmes enceintes ou allaitantes, la vaccination reste possible au cas par cas, après évaluation des bénéfices et des risques.
L’autre vaccin disponible, Ixchiq, fait l’objet de restrictions. En France, il reste déconseillé chez les plus de 65 ans en raison d’effets indésirables signalés, malgré une réautorisation au niveau européen.
Il est également contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées et peu recommandé chez les femmes enceintes.
La HAS doit prochainement étendre ses recommandations à d’autres territoires exposés comme Mayotte et La Réunion. Une stratégie vaccinale globale est également en préparation.
Face à une maladie bien connue en Outre-mer, cette nouvelle alerte rappelle l’importance d’anticiper les risques sanitaires et de protéger en priorité les populations les plus vulnérables.



