Plus de 115 Guadeloupéens et Martiniquais ont signé une déclaration commune pour alerter sur les enjeux de l’élection présidentielle française de 2027, dont le premier tour est attendu entre le 11 et le 18 avril prochain. Cette initiative a été présentée lors d’une réunion publique organisée le samedi 6 juin au Téat otonom Mawon de Fort-de-France, avec une participation en visioconférence des signataires de Guadeloupe. Les personnalités antillaises signataires ont décidé de prendre position face à l’évolution du paysage politique français, dans un contexte où Emmanuel Macron, élu en 2017 et réélu en 2022, ne pourra pas se représenter en raison de la limitation constitutionnelle à deux mandats consécutifs.
Les signataires s’inquiètent d’une possible confrontation au second tour entre le Rassemblement national et la gauche radicale. Ils pointent le ralliement croissant des droites traditionnelles aux positions du RN, l’affaiblissement du camp présidentiel et les divisions de la gauche modérée. Cette configuration inédite pourrait aboutir à un duel entre deux blocs antagonistes, un scénario que les initiateurs de l’appel jugent préoccupant pour l’avenir des territoires ultramarins.
Inquiétudes face à une recomposition politique majeure
La déclaration, qui continue de recueillir de nouvelles signatures depuis sa présentation initiale, reflète les préoccupations d’acteurs politiques et associatifs des Antilles françaises face aux mutations du débat politique national. Les signataires agissent à titre personnel et cherchent à faire entendre la voix des Outre-mer dans une campagne qui s’annonce particulièrement clivée. Leur démarche s’inscrit dans un moment charnière où les équilibres politiques français semblent en pleine recomposition.
Une mobilisation citoyenne en amont du scrutin
Cette initiative antillaise intervient alors que le calendrier électoral se précise progressivement. Selon les règles constitutionnelles en vigueur, le second tour de la présidentielle devrait se tenir entre le 25 avril et le 2 mai 2027. Les personnalités guadeloupéennes et martiniquaises souhaitent peser dans le débat national en amont de ce scrutin majeur, estimant que les enjeux institutionnels, économiques et sociaux des territoires ultramarins méritent une attention particulière dans la campagne à venir.



