Quarante jours après la mort de Noé Moussamy, jeune marin-pêcheur de 23 ans mortellement poignardé le 27 mai dernier, plusieurs dizaines de personnes ont participé dimanche à une marche blanche à Saint-François, en Guadeloupe. Organisée par sa famille après une messe célébrée en son hommage, cette mobilisation visait à honorer sa mémoire tout en lançant un appel au rejet de la violence qui frappe de plus en plus durement l’archipel.

Dès la matinée, proches, habitants et anonymes se sont réunis sur la place de l’église pour assister à l’office religieux. À son issue, le cortège s’est élancé dans le calme à travers plusieurs rues du centre-ville avant de rejoindre le marché aux poissons, où un temps de recueillement et d’échanges a été organisé.

Un appel à la responsabilité face à la violence

Au-delà de l’hommage rendu au jeune homme, ses parents ont souhaité faire de cette marche un message adressé à l’ensemble de la société guadeloupéenne. Ils ont appelé à la solidarité envers les familles touchées par les drames liés à la violence et à une prise de conscience collective, en particulier auprès des plus jeunes.

Le père de Noé Moussamy a expliqué que cette initiative avait pour objectif de sensibiliser la jeunesse à une violence qu’il juge de plus en plus préoccupante en Guadeloupe, tout en exprimant son soutien aux nombreuses familles endeuillées.

Sa mère a, de son côté, invité les parents à accompagner davantage leurs enfants et à s’intéresser à leur quotidien. Elle a décrit son fils comme un jeune homme discret, travailleur et apprécié de son entourage, animé par de nombreux projets professionnels dans le secteur maritime.

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