Mis en cause dans plusieurs procédures, dont une plainte pour viol et harcèlement, le maire de Saint-Laurent-du-Maroni, Lénaïck Adam, fait l’objet de demandes de l’opposition municipale. Deux groupes distincts réclament soit un retrait temporaire de certaines fonctions, soit une prise de parole publique, tout en rappelant le principe de la présomption d’innocence.
Les réactions interviennent après la révélation de plusieurs procédures visant l’édile, notamment une plainte déposée en octobre 2025 par une ancienne collaboratrice pour des faits présumés de viol et de harcèlement, qui devait être transmise au parquet de Paris. D’autres accusations ont également été rendues publiques, tandis que deux procédures antérieures ont été classées sans suite. Sollicité, Lénaïck Adam a indiqué ne pas souhaiter commenter ces affaires, affirmant avoir « pleinement confiance en la justice ». Il bénéficie de la présomption d’innocence.
Deux demandes distinctes de l’opposition
Le groupe « Diversité Saint-Laurent Pour Tous » appelle le maire à se retirer temporairement de ses fonctions de maire et de président du Centre communal d’action sociale (CCAS) durant la procédure judiciaire, invoquant un impératif de responsabilité et d’exemplarité. De son côté, le groupe « Unis pour un seul Objectif : Saint-Laurent-du-Maroni », conduit par l’ancien maire Léon Bertrand, demande que Lénaïck Adam ou son avocat s’exprime publiquement afin de répondre aux interrogations de la population. À ce stade, le maire ne s’est pas prononcé sur ces demandes.



