Saint-Leu : un éleveur de cerfs frappé par une nouvelle attaque de chien, une biche retrouvée morte

Laurent Ferrère, éleveur de cerfs à Saint-Leu, a découvert ce lundi une biche morte sur son exploitation après une attaque survenue dans la nuit de dimanche à lundi. Déjà condamné par la justice pour avoir abattu un chien qui s’en prenait à ses animaux, cet entrepreneur agricole se retrouve dans une situation de vulnérabilité face à des prédations répétées et réclame une réponse des autorités.
C’est une nouvelle matinée difficile pour Laurent Ferrère. Ce lundi 12 octobre, l’éleveur de cerfs installé à Saint-Leu a constaté la mort d’une biche sur son exploitation, victime d’une attaque de chien survenue dans la soirée de dimanche ou au cours de la nuit.
Pour cet entrepreneur agricole, la perte n’est pas seulement affective : chaque animal représente un investissement, un outil de travail, une part de la viabilité économique de son élevage. Les attaques répétées fragilisent une activité qui demande des années d’effort pour s’établir durablement.
La situation de Laurent Ferrère est d’autant plus délicate qu’il a déjà été condamné par la justice pour avoir abattu un chien qui s’attaquait à ses bêtes. Ce précédent judiciaire illustre le paradoxe auquel font face de nombreux éleveurs ultramarins : contraints de protéger leur outil de travail, ils se retrouvent exposés à des poursuites lorsqu’ils agissent dans l’urgence pour défendre leur cheptel.
Face à ces pertes à répétition, l’éleveur appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités et à mettre en place des mesures concrètes pour protéger les exploitations agricoles des divagations animales. Une demande légitime, alors que le monde agricole réunionnais peine déjà à faire face à de nombreuses contraintes structurelles.


