Le maire de Sainte-Rose, Michel Vergoz, a pris deux arrêtés municipaux interdisant la tenue de cérémonies religieuses prévues dans des habitations privées. La municipalité invoque des nuisances sonores répétées et des troubles au voisinage, tandis que l’association Tamij Sangam dénonce une décision jugée excessive et appelle au dialogue.
Les deux arrêtés concernent des rassemblements organisés dans le lotissement Adrien Payet, à Piton Sainte-Rose, du 16 au 19 juillet, ainsi que dans le lotissement Les Poivriers, à Petit Brûlé, le 18 juillet. Selon la mairie, ces événements sont à l’origine de nuisances récurrentes affectant la tranquillité des riverains, en particulier dans le premier secteur où des difficultés similaires auraient été constatées depuis trois ans.
Michel Vergoz estime que ces mesures sont nécessaires afin de préserver la santé, la sécurité et la qualité de vie des habitants. Il a annoncé son intention d’engager des procédures judiciaires contre les organisateurs concernés et a également averti les bailleurs sociaux qu’ils pourraient être tenus responsables si de telles situations se reproduisaient dans leurs logements.
Une décision qui suscite des contestations
La municipalité affirme vouloir accompagner les riverains dans leurs démarches afin d’obtenir la reconnaissance du préjudice subi, évoquant la possibilité d’une réparation financière. Elle présente ces arrêtés comme une réponse destinée à garantir le respect des règles de voisinage et du vivre-ensemble.
De son côté, l’association Tamij Sangam s’inquiète de cette interdiction. Son président, Selvam Chanemougame, juge ces décisions « intolérables » et considère qu’elles reposent sur une méthode qu’il qualifie d’arbitraire. L’association estime que les différends entre voisins devraient être résolus par la concertation plutôt que par des mesures d’interdiction et se dit prête à engager un dialogue avec la municipalité afin de rechercher une solution apaisée.



