En partenariat avec les Hôtels Karibea

Placée en alerte sécheresse depuis le 8 mai, la Martinique fait face à une baisse préoccupante de ses ressources en eau. Sur le terrain, les conséquences se font déjà sentir pour les agriculteurs et les apiculteurs, confrontés à des pertes importantes et à des conditions de production de plus en plus difficiles.

Les cultures souffrent du manque d’eau

Dans les exploitations maraîchères, les effets de la chaleur et du manque d’eau sont visibles depuis plusieurs semaines. Certaines cultures peinent à résister, malgré les systèmes d’irrigation mis en place pour tenter de maintenir la production.

À Sainte-Marie comme au Gros-Morne, les producteurs constatent un stress hydrique croissant sur les cultures maraîchères. Les feuilles se flétrissent, les plantes ralentissent leur développement et les rendements diminuent.

L’irrigation permet de maintenir une partie de la production, mais elle ne compense pas totalement l’absence de pluie. Les agriculteurs soulignent également les difficultés liées à la baisse des réserves d’eau, qui complique l’arrosage des parcelles.

Les cultures de laitues, de choux et d’autres légumes sont particulièrement touchées par cet épisode de sécheresse qui s’installe durablement sur l’île.

Les apiculteurs martiniquais subissent eux aussi de lourdes conséquences. Dans plusieurs secteurs de l’île, la production de miel s’effondre faute de précipitations suffisantes.

Le manque de pluie empêche les arbres et les plantes mellifères de produire suffisamment de nectar, indispensable à l’activité des abeilles. Dans certaines zones du sud de l’île, aucune récolte n’a pu être réalisée cette saison.

Les professionnels alertent également sur une modification progressive des saisons et des cycles climatiques, avec un carême qui semble désormais se prolonger davantage chaque année.

Au-delà de cet épisode de sécheresse, les acteurs agricoles s’inquiètent d’une évolution plus profonde du climat martiniquais.

Les spécialistes évoquent des périodes sèches plus longues, des saisons moins marquées et des épisodes de chaleur plus fréquents. Une situation qui fragilise durablement les exploitations agricoles et menace certaines productions locales.

Face à cette réalité, les agriculteurs et apiculteurs craignent désormais de ne plus pouvoir répondre à la demande locale si ces conditions climatiques venaient à se répéter dans les années à venir.

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