À l’occasion de la Journée mondiale des espèces menacées, célébrée ce 11 mai, la Guyane rappelle l’importance de préserver une biodiversité parmi les plus riches au monde. Plusieurs espèces emblématiques du territoire sont aujourd’hui fragilisées par les activités humaines et les bouleversements environnementaux.
Les tortues marines en forte diminution
Parmi les espèces les plus menacées figurent la tortue luth et la tortue verte. La pêche illégale, la pollution plastique et le réchauffement climatique pèsent lourdement sur leur survie.
Cette année, les scientifiques observent une baisse importante des pontes sur certaines plages de l’Ouest guyanais. Là où plusieurs centaines de tortues vertes étaient recensées les années précédentes à la même période, seules quelques-unes ont été observées depuis le début de la saison.
Le jaguar, plus grand félin d’Amazonie, fait lui aussi partie des espèces surveillées. Son habitat naturel est menacé par la déforestation et l’orpaillage illégal qui continuent de progresser dans certaines zones de la forêt guyanaise.
D’autres espèces emblématiques sont également concernées, comme le coq de roche, reconnaissable à son plumage orange vif, ou encore la harpie féroce, l’un des plus grands rapaces du monde.
Cette journée mondiale vise à sensibiliser le public à la protection de la biodiversité guyanaise, considérée comme exceptionnelle à l’échelle mondiale.
La préservation des espèces menacées représente aussi un enjeu majeur pour l’équilibre des écosystèmes amazoniens et pour les générations futures.



