Les autorités canadiennes assouplissent les règles encadrant la pêche récréative à la morue à Terre-Neuve-et-Labrador. Depuis le début de la saison estivale, les amateurs peuvent désormais pratiquer cette activité sept jours sur sept, contre seulement trois auparavant. Cette évolution, décidée par Pêches et Océans Canada, reflète l’amélioration de l’état du stock de morue du Nord et est accueillie favorablement par les pêcheurs comme par les acteurs du tourisme.

Cette mesure concerne la pêche de loisir et s’accompagne d’un relèvement du nombre de captures autorisées dans les secteurs où cette activité est permise.

Un assouplissement après l’amélioration des stocks

À la suite d’une nouvelle évaluation scientifique des ressources halieutiques, Pêches et Océans Canada autorise désormais les pêcheurs récréatifs à conserver jusqu’à cinq poissons de fond par jour entre le 1er juillet et le 7 septembre.

L’autorisation de sortir en mer chaque jour marque une évolution importante par rapport à l’ancien système, qui limitait la pratique à trois journées hebdomadaires. Les autorités estiment que cette décision est compatible avec l’état actuel de la ressource, dont les indicateurs montrent une amélioration progressive dans les eaux de Terre-Neuve-et-Labrador.

Une meilleure sécurité en mer

Au-delà du plaisir des pêcheurs, cette nouvelle réglementation répond également à un enjeu de sécurité. Jusqu’à présent, les sorties étaient souvent concentrées sur les rares journées autorisées, obligeant parfois les plaisanciers à prendre la mer malgré des conditions météorologiques défavorables.

La possibilité de choisir librement son jour de sortie permet désormais d’attendre une météo plus favorable, réduisant ainsi les risques liés à la navigation.

Selon plusieurs pêcheurs interrogés localement, cette souplesse devrait également rendre la pratique plus accessible aux familles et aux amateurs occasionnels.

Une fréquentation en hausse

Les premiers effets de cette réforme se font déjà sentir. Dans certains ports de Terre-Neuve, la vente des permis de pêche récréative progresse sensiblement depuis l’ouverture de la saison.

À Foxtrap, près de Saint John’s, le nombre de laissez-passer délivrés aurait augmenté d’environ 20 % par rapport à l’année précédente, signe d’un regain d’intérêt pour cette activité emblématique de la province.

Un signal suivi avec attention à Saint-Pierre-et-Miquelon

À quelques kilomètres seulement des côtes canadiennes, cette évolution est observée avec intérêt à Saint-Pierre-et-Miquelon, où la morue demeure une espèce intimement liée à l’histoire économique et maritime de l’archipel.

Si les règles applicables à la pêche de loisir diffèrent entre les deux territoires, l’amélioration constatée des stocks de morue dans une partie de l’Atlantique Nord constitue un signal encourageant pour l’ensemble des professionnels et des passionnés de la ressource halieutique.

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