La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a annoncé le maintien en 2027 de la Loi pour le développement économique des Outre-mer (LODEOM), mettant fin aux inquiétudes suscitées par de possibles réductions budgétaires. Si le gouvernement renonce à toute diminution de cette aide aux entreprises ultramarines, il souhaite néanmoins engager une réforme afin d’en simplifier le fonctionnement et de renforcer son efficacité.

Cette annonce intervient alors que de nombreux élus et représentants du monde économique avaient alerté sur les conséquences qu’aurait pu avoir une remise en cause de ce dispositif, considéré comme un levier essentiel pour soutenir l’emploi dans les territoires ultramarins.

Aucun recul budgétaire annoncé

« Il n’y aura pas de coup de rabot », a assuré Naïma Moutchou en présentant les grandes orientations du prochain budget. La ministre a confirmé que la LODEOM, mais également le Régime d’aide fiscale à l’investissement productif (RAFIP), seraient intégralement maintenus.

Selon elle, ces mécanismes constituent un outil indispensable au développement économique des Outre-mer en favorisant la création d’emplois, le maintien des filières locales et le soutien à l’investissement. Les économies budgétaires envisagées auraient représenté plusieurs centaines de millions d’euros, mais le gouvernement a finalement choisi de préserver ces dispositifs.

Un soutien majeur pour les entreprises ultramarines

Créée en 2009, la LODEOM permet aux entreprises éligibles de bénéficier d’exonérations de cotisations sociales patronales afin de compenser les surcoûts liés aux spécificités économiques des territoires ultramarins.

Le dispositif s’applique aujourd’hui aux entreprises de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Depuis le 1er juillet 2026, Mayotte bénéficie également de cette mesure, dans un premier temps pour les secteurs considérés comme prioritaires.

Cette aide est régulièrement présentée comme un élément central de la compétitivité économique des Outre-mer, notamment dans des secteurs fortement créateurs d’emplois tels que le tourisme, la restauration ou le bâtiment.

Une réforme pour simplifier le dispositif

Si son maintien est désormais confirmé, la LODEOM devrait évoluer. Le gouvernement entend lancer dans les prochains mois une mission de réflexion associant élus et acteurs économiques afin de revoir son fonctionnement.

La ministre souhaite notamment simplifier les différents barèmes existants, souvent jugés complexes par les entreprises, tout en réduisant les disparités entre secteurs d’activité et entre territoires.

Naïma Moutchou a également indiqué que cette réforme devra permettre de renforcer la lutte contre les fraudes et les abus, tout en construisant un modèle économique plus lisible et mieux adapté aux réalités de chaque territoire ultramarin.

Un enjeu majeur pour l’économie des territoires

Le maintien de la LODEOM répond aux préoccupations exprimées ces derniers mois par plusieurs parlementaires ultramarins. Certains estimaient qu’une réduction du dispositif aurait pu fragiliser plusieurs milliers d’emplois et pénaliser la compétitivité des entreprises locales.

La réforme annoncée devra désormais trouver un équilibre entre simplification administrative, sécurisation des financements publics et adaptation aux besoins spécifiques de chaque territoire, avec l’objectif affiché de soutenir durablement le développement économique des Outre-mer.

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