Le tribunal de Papeete a condamné un ancien gendarme pour des violences volontaires commises à l’encontre de son ancienne compagne, également gendarme. Jugée en comparution immédiate, l’affaire portait également sur des accusations de harcèlement et de dégradations, pour lesquelles le prévenu a finalement été relaxé.

La relation entre les deux militaires avait débuté en août 2024 avant de se détériorer progressivement. Après la séparation décidée par la victime un an plus tard, l’homme aurait refusé cette rupture, multipliant les appels, les messages ainsi que les envois de cadeaux et de bouquets de fleurs.

Le 12 septembre 2025, il s’était présenté au domicile de son ancienne compagne. Selon les éléments de l’enquête, il l’aurait embrassée contre son gré et retenue par le bras alors qu’elle tentait de s’éloigner. L’examen médico-légal avait mis en évidence trois hématomes, entraînant une incapacité totale de travail de deux jours.

Des relaxes partielles avant une nouvelle comparution

Le dossier comprenait également des accusations de harcèlement, fondées notamment sur les 162 appels passés par le prévenu et les nombreux messages adressés à la victime. Il lui était aussi reproché d’avoir volontairement dégradé le véhicule de cette dernière.

Après délibération, le tribunal a toutefois estimé que les preuves étaient insuffisantes pour retenir ces deux infractions et a prononcé une relaxe sur ces volets. Les violences volontaires ont en revanche été reconnues, entraînant la condamnation de l’ancien gendarme à verser 20 000 francs Pacifique de dommages et intérêts à la victime. Désormais retraité de la gendarmerie, il devra de nouveau comparaître devant la justice en septembre dans une autre affaire portant sur des faits présumés d’agression sexuelle.

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