Nouvellement élue à la présidence du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, Virginie Ruffenach entend placer le dialogue au cœur de son mandat. Soutenue par une majorité réunissant le Rassemblement, Les Loyalistes et l’Éveil océanien, elle affirme vouloir rechercher des accords sur les dossiers prioritaires malgré des équilibres politiques particulièrement fragiles.
À la tête d’une assemblée où indépendantistes et non-indépendantistes disposent de forces presque équivalentes, la présidente du Congrès estime que la recherche de compromis est indispensable au bon fonctionnement des institutions. Selon elle, si les divergences sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie demeurent profondes, elles ne doivent pas empêcher les élus de travailler ensemble sur les enjeux économiques, sociaux et budgétaires. Virginie Ruffenach souhaite ainsi instaurer des échanges plus approfondis entre les différents groupes politiques en amont des séances publiques afin de favoriser l’émergence de positions communes sur les textes examinés.
Une majorité tournée vers les urgences économiques
La nouvelle présidente défend également l’accord de gouvernance conclu entre le Rassemblement, Les Loyalistes et l’Éveil océanien, qu’elle présente comme une nécessité en l’absence de majorité absolue. Si elle reconnaît des sensibilités différentes entre les partenaires de cette coalition, elle estime que celles-ci peuvent être dépassées autour d’objectifs communs. Sur le plan économique, Virginie Ruffenach fait de la relance de l’activité et de l’emploi une priorité. Elle considère que le redressement des entreprises constitue la condition indispensable au maintien des emplois et au financement d’un système de protection sociale durable. Selon elle, la réduction des inégalités passe avant tout par le retour de la croissance et par l’accès à l’emploi plutôt que par une logique de redistribution.
La présidente du Congrès a également précisé le calendrier institutionnel des prochaines semaines. L’élection du nouveau gouvernement est prévue le 31 juillet, après plusieurs étapes obligatoires, notamment l’examen du compte administratif de la Nouvelle-Calédonie et la fixation du nombre de membres de l’exécutif. Parmi les dossiers jugés prioritaires figurent l’équilibre des régimes de retraite, la relance économique et le soutien aux secteurs stratégiques, en particulier la filière nickel, dont la situation demeure déterminante pour l’avenir économique de la Nouvelle-Calédonie.



