Un insecticide pourtant interdit depuis plus de dix ans continue de circuler en France et provoque une inquiétante série d’intoxications. Selon l’Anses, le produit « Sniper 1000 » est à l’origine de 351 cas recensés ces dernières années, dont quatre mortels, y compris en Outre-mer.

Un produit illégal mais toujours utilisé

Au cœur de cette alerte, le dichlorvos, une substance hautement toxique interdite dans l’Union européenne depuis 2013. Malgré cela, le « Sniper 1000 » reste vendu illégalement sur certains marchés, dans des commerces informels ou sur internet.

Principalement importé d’Afrique subsaharienne, ce produit est utilisé pour lutter contre les punaises de lit et les cafards, alors même que son usage est strictement prohibé en raison de sa dangerosité.

Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme face à la hausse des cas d’intoxication depuis 2023. Les symptômes observés peuvent être sévères : troubles respiratoires, digestifs, neurologiques ou neuromusculaires.

Sur les 351 cas recensés, une proportion non négligeable présente un niveau de gravité élevé. Quatre décès ont été confirmés. Les expositions concernent majoritairement un usage domestique, mais aussi des ingestions accidentelles, notamment chez des enfants, ou volontaires.

Longtemps concentré en Île-de-France, le phénomène s’étend désormais à l’ensemble du territoire, avec des signalements dans plusieurs grandes villes et en Outre-mer.

Face à cette situation, l’Anses appelle à la plus grande vigilance et rappelle qu’il ne faut en aucun cas utiliser ce produit. En cas d’infestation persistante de punaises de lit, il est recommandé de faire appel à des professionnels certifiés, seuls habilités à intervenir en toute sécurité.

Cette alerte met en lumière les dérives d’un marché parallèle dangereux et la nécessité de renforcer les contrôles pour protéger la population.

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