Cinq sites emblématiques des Outre-mer figureront dans l’édition 2026 du Loto du patrimoine. Une sélection qui confirme l’importance de ces territoires dans la stratégie nationale de préservation du patrimoine, avec des projets souvent menacés et nécessitant des financements urgents.

Des lieux chargés d’histoire à sauver

En Guadeloupe, c’est la maison de l’historien Auguste Lacour, à Basse-Terre, qui a été retenue. Fragilisée et menacée de ruine, elle doit être entièrement restaurée avec l’ambition d’en faire un lieu culturel.

En Guyane, l’ancien moulin de l’habitation Loyola, vestige d’une sucrerie jésuite, bénéficiera lui aussi d’une réhabilitation complète, au cœur d’un projet de valorisation historique et touristique.

En Martinique, l’église Notre-Dame-de-la-Visitation du Gros-Morne, fermée depuis 2016 pour des raisons de sécurité, pourrait rouvrir grâce à ces financements. Un enjeu majeur pour la vie locale et l’attractivité du centre-bourg.

À La Réunion, les vestiges de l’ancienne usine de Beaufonds, témoignage de l’histoire industrielle sucrière, seront restaurés avec l’objectif de créer un musée dédié à ce patrimoine.

À Mayotte enfin, la mosquée d’Antana-Bé, endommagée par le cyclone Chido, doit être remise en état pour permettre aux fidèles de retrouver ce lieu de culte emblématique.

Depuis 2018, le Loto du patrimoine a permis de collecter plus de 210 millions d’euros et de soutenir plus de 1 000 projets à travers la France. Une dynamique portée par la mission confiée à Stéphane Bern, avec le soutien de l’État et de la Française des Jeux.

Les montants attribués à chaque site pour 2026 seront annoncés ultérieurement. Mais une chose est déjà claire : ces projets ultramarins s’inscrivent pleinement dans la volonté de préserver et valoriser un patrimoine qui fait partie intégrante de la France.

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