La circulation du chikungunya reste active en Guyane. Depuis la fin du mois de janvier, 1 507 cas ont été biologiquement confirmés sur le territoire. Face à cette situation, la campagne de vaccination se poursuit avec 722 doses administrées depuis son lancement.

La Guyane reste confrontée à la circulation du chikungunya. D’après les dernières données communiquées par l’Agence régionale de santé (ARS), 59 nouveaux cas ont été biologiquement confirmés au cours de la dernière semaine, même si ces chiffres restent encore à consolider.

Depuis la fin du mois de janvier, le bilan atteint désormais 1 507 cas confirmés. La situation varie cependant fortement selon les secteurs du territoire, certains étant confrontés à une véritable phase épidémique tandis que d’autres restent sous surveillance.

722 doses de vaccin déjà administrées

Parallèlement à la surveillance de l’épidémie, les autorités sanitaires poursuivent la campagne de vaccination. Selon la Lettre pro de l’ARS publiée le 14 août, 99 doses supplémentaires ont été administrées au cours de la dernière semaine.

Depuis le lancement de la campagne, 722 doses ont ainsi été délivrées en Guyane. La vaccination est financée par l’ARS et proposée gratuitement sur prescription médicale.

La prescription peut être réalisée par un médecin exerçant en ville ou à l’hôpital. L’administration du vaccin peut ensuite être effectuée par des médecins ou des infirmiers, mais également au sein des centres de santé de la Croix-Rouge française, des hôpitaux, des hôpitaux de proximité et des Centres délocalisés de prévention et de soins (CDPS). D’autres professionnels de santé devraient prochainement être autorisés à participer au dispositif.

Le Littoral Ouest et les Savanes toujours en phase épidémique

La situation épidémiologique demeure particulièrement surveillée sur le Littoral Ouest et dans les Savanes, deux secteurs toujours considérés comme étant en phase épidémique.

Sur l’Île-de-Cayenne, la circulation du virus se poursuit également. Huit foyers actifs étaient encore suivis au cours de la dernière semaine. Le secteur reste ainsi classé en phase de foyers épidémiques.

Sur le Maroni, de nouveaux cas continuent d’être confirmés, mais les autorités sanitaires considèrent pour l’instant que la transmission reste sporadique.

L’intérieur et l’Oyapock restent sous surveillance

La circulation apparaît plus limitée dans d’autres parties de la Guyane. Au cours des deux dernières semaines, un cas probable a été identifié dans l’intérieur du territoire et un cas confirmé sur l’Oyapock.

Dans les deux situations, les personnes concernées avaient auparavant séjourné dans des zones où le chikungunya circule activement. Ces éléments ne permettent donc pas, à ce stade, de conclure à une circulation locale importante dans ces secteurs.

L’intérieur et l’Oyapock restent néanmoins placés en phase de veille épidémiologique. Avec plus de 1 500 cas confirmés depuis janvier, les autorités sanitaires poursuivent à la fois la surveillance de la progression du virus et le déploiement de la vaccination.

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