La dengue poursuit sa progression dans plusieurs archipels du Pacifique, poussant les autorités sanitaires à renforcer leur surveillance. Si la situation reste sous contrôle dans certains territoires, des épidémies sont déjà en cours aux îles Cook, aux Samoa et en Nouvelle-Calédonie, où des milliers de cas ont été recensés ces derniers mois.
Favorisée par un climat chaud et humide propice à la prolifération des moustiques vecteurs du virus, la maladie circule aujourd’hui dans une grande partie de l’Océanie. Les autorités locales multiplient les campagnes de prévention afin de limiter la propagation de cette infection virale qui peut provoquer de fortes fièvres, des douleurs articulaires et, dans certains cas, des complications graves.
Les îles Cook figurent parmi les territoires les plus touchés. L’épidémie, déclarée depuis mai 2025, a déjà entraîné plus d’un millier de contaminations. Face à cette situation, les autorités ont intensifié les opérations de désinfection et de lutte contre les gîtes larvaires sur l’ensemble de l’archipel.
Les Samoa et la Nouvelle-Calédonie particulièrement concernés
Aux Samoa, la situation demeure également préoccupante. Depuis le début de l’épidémie en 2025, près de 25 000 cas ont été enregistrés. Les autorités sanitaires suivent de près l’évolution de la maladie, notamment en raison du nombre important d’adolescents touchés et de plusieurs hospitalisations ayant nécessité une vigilance renforcée.
La Nouvelle-Calédonie est elle aussi confrontée à une circulation active du virus. Déclarée en mars dernier, l’épidémie a connu une progression rapide avec près de 2 000 cas recensés à ce jour. Les services sanitaires poursuivent leurs actions de prévention tout en appelant la population à éliminer les eaux stagnantes autour des habitations.
Les spécialistes rappellent que la dengue ne se transmet pas directement d’une personne à l’autre. La contamination intervient exclusivement par la piqûre d’un moustique infecté. Toutefois, les déplacements entre les îles favorisent l’introduction du virus dans de nouveaux territoires.
Le Vanuatu redoute une propagation plus importante
Le Vanuatu surveille avec attention l’évolution régionale de la situation après la détection de plusieurs cas au cours du mois de mai. Bien qu’aucune épidémie n’y soit officiellement déclarée, les autorités sanitaires considèrent le risque comme réel compte tenu des échanges fréquents avec les autres archipels du Pacifique.
Les enquêtes épidémiologiques menées localement suggèrent que certaines contaminations pourraient être liées à des voyages récents dans des pays où le virus circule activement. Les autorités n’excluent pas non plus une transmission locale limitée.
Cette vigilance s’explique notamment par les capacités hospitalières réduites du Vanuatu. Dans ce pays insulaire, les cas les plus graves nécessitent souvent des évacuations sanitaires vers la Nouvelle-Calédonie ou l’Australie. Face à la progression de la dengue dans la région, les gouvernements du Pacifique misent désormais sur la prévention, la surveillance et la lutte contre les moustiques afin d’éviter une aggravation de la situation sanitaire.


