Des sapeurs-pompiers du SDIS de Guadeloupe ont été agressés dans la nuit du 24 au 25 mai à Saint-François alors qu’ils intervenaient pour porter secours à des victimes dans un contexte de violences urbaines. Le Service départemental d’incendie et de secours dénonce des faits graves et annonce une réponse ferme.
Selon le SDIS Guadeloupe, les faits se sont produits alors que des équipes du centre d’incendie et de secours de Sainte-Anne étaient mobilisées sur une opération de secours. Sur place, les personnels engagés ont été confrontés à des menaces, des insultes et à un climat particulièrement hostile mettant directement en cause leur sécurité.
Plusieurs agents ont également été exposés à des gaz lacrymogènes au cours des opérations de maintien de l’ordre menées parallèlement par les forces de sécurité. Le SDIS évoque une situation particulièrement tendue ayant affecté les secours aussi bien physiquement que psychologiquement.
Dans un communiqué commun, le président du conseil d’administration du SDIS, Henry Angélique, et le directeur départemental, le contrôleur général Sylvain Montgenie, ont condamné avec fermeté ces violences visant des agents engagés au service de la population.
Une fermeté réclamée face aux violences urbaines
Les responsables du SDIS rappellent que les sapeurs-pompiers assurent quotidiennement des missions essentielles de secours, souvent dans des conditions difficiles, et qu’aucune violence à leur encontre ne peut être tolérée. Ils soulignent que ces agents interviennent jour et nuit pour protéger les habitants et sauver des vies, y compris dans des quartiers marqués par des tensions récurrentes.
Face à cette nouvelle agression contre des personnels de secours, la direction du SDIS envisage désormais de déposer plainte contre les auteurs des faits. Les responsables ont également apporté leur soutien total aux équipes mobilisées lors de cette intervention.
Cet épisode relance une nouvelle fois la question de la sécurité des forces de secours et des représentants de l’autorité publique dans certains secteurs confrontés à des violences urbaines répétées. En Guadeloupe comme dans d’autres territoires ultramarins, plusieurs élus et responsables institutionnels réclament depuis des années une réponse pénale plus rapide et plus ferme contre les auteurs d’agressions visant policiers, gendarmes, pompiers ou personnels médicaux.



