La situation hydrique se dégrade en Guadeloupe. Le préfet a placé la Grande-Terre et la Désirade en alerte sécheresse, tandis que la Basse-Terre et les Saintes restent en vigilance. Seule Marie-Galante échappe, pour l’heure, à ce dispositif. Malgré quelques épisodes pluvieux récents, les réserves continuent de baisser, confirmant une tendance préoccupante.
Des ressources en eau sous tension
Les nappes phréatiques de Grande-Terre sont particulièrement touchées. Sur treize points de suivi, une station est déjà en situation de crise et huit en alerte. Cette dégradation s’ajoute aux difficultés structurelles du réseau d’eau potable, fragilisant davantage l’approvisionnement.
En parallèle, les cours d’eau de Basse-Terre affichent eux aussi des niveaux en baisse, atteignant des seuils de vigilance. Une situation qui confirme l’ampleur du phénomène à l’échelle de l’archipel.
Face à cette tension, des restrictions sont mises en place dans les zones en alerte : interdiction de remplir les piscines, de laver les véhicules hors stations professionnelles ou encore d’arroser les jardins en journée. Les potagers restent autorisés à être arrosés uniquement en soirée.
Les autorités préviennent : il faudra plusieurs semaines de pluies significatives pour espérer un retour à la normale. Or, les perspectives climatiques ne sont pas favorables.
Le retour anticipé du phénomène El Niño pourrait accentuer le déficit hydrique. Déjà observé ces dernières années, ce dérèglement climatique modifie les cycles de pluie dans la Caraïbe, avec des précipitations plus rares mais plus intenses et des périodes de sécheresse prolongées.
Dans ce contexte, la gestion de l’eau devient un enjeu stratégique. Les pouvoirs publics appellent à la responsabilité collective pour préserver une ressource de plus en plus fragile dans les territoires ultramarins.



