La circulation du chikungunya continue de gagner du terrain en Guyane. Selon le dernier bulletin de Santé publique France, le secteur des Savanes franchit un nouveau seuil avec son passage officiel en phase épidémique, tandis que le Littoral ouest demeure la zone la plus touchée du territoire.

Les données recueillies au cours des dernières semaines montrent une accélération de la transmission du virus dans les Savanes. Lors de la 23e semaine de l’année, 16 nouveaux cas ont été biologiquement confirmés. La réactualisation des données de la semaine précédente a également permis d’identifier 26 cas supplémentaires.

La commune de Kourou concentre l’essentiel des nouvelles contaminations observées dans ce secteur. Depuis le début de l’année, 82 cas confirmés y ont été recensés, soit environ 11 % de l’ensemble des infections enregistrées en Guyane. Les services d’urgence du Centre hospitalier de Kourou constatent également une hausse des consultations liées à la maladie.

Face à cette progression, les autorités sanitaires considèrent désormais que le secteur des Savanes est officiellement entré en phase d’épidémie.

Le Littoral ouest reste la principale zone touchée

La situation demeure particulièrement préoccupante dans le secteur du Littoral ouest, qui concentre à lui seul près de sept cas sur dix recensés en Guyane depuis le début de l’épidémie.

Au total, 482 cas confirmés y ont été enregistrés. Si le nombre de nouvelles confirmations biologiques apparaît légèrement inférieur lors de la dernière semaine observée, les indicateurs hospitaliers continuent de se dégrader.

Les services d’urgence du Centre hospitalier de l’Ouest guyanais ont enregistré une hausse des passages pour suspicion de chikungunya. Cette évolution laisse penser que la circulation du virus reste soutenue malgré les variations observées dans les résultats des analyses biologiques.

Le Littoral ouest conserve ainsi son statut de secteur en situation d’alerte dans le cadre du plan ORSEC de lutte contre les arboviroses.

Une surveillance renforcée sur l’ensemble du territoire

Sur l’île de Cayenne, les indicateurs demeurent globalement stables. Les autorités sanitaires observent toutefois une extension géographique progressive des cas, signe que le virus continue de circuler dans de nouveaux secteurs.

Depuis la fin du mois de janvier, 723 cas de chikungunya ont été biologiquement confirmés en Guyane. La pression sur les établissements de santé reste importante avec 127 hospitalisations recensées depuis le début de la surveillance.

Les autorités rappellent l’importance des mesures de prévention pour limiter la prolifération des moustiques vecteurs du virus. L’élimination des eaux stagnantes autour des habitations et la protection individuelle contre les piqûres demeurent les principaux moyens de freiner la progression de l’épidémie sur le territoire guyanais.

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