Michele Santos Arago, une ressortissante brésilienne interpellée en août 2025 sur la crique Chopa-Chopo près de Saint-Laurent du Maroni, comparaît devant la justice guyanaise. Elle est soupçonnée d’avoir utilisé un téléphone satellitaire pour prévenir des orpailleurs illégaux au cours d’une opération des forces de l’ordre.
Elle comparaît détenue. Michele Santos Arago, originaire de l’État du Maranhão au Brésil et se réclamant de la ville d’Araguana, est incarcérée au centre pénitentiaire de Guyane depuis le 12 janvier 2026. Son placement en détention fait suite à un manquement à son contrôle judiciaire, qui avait conduit à l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre.
Les faits remontent au 22 août 2025. La jeune femme, alors âgée de presque 35 ans, est interpellée à proximité de la Mana, sur la crique dite « Chopa-Chopo », dans la commune de Saint-Laurent du Maroni, lors d’une mission conduite dans le cadre de l’opération Harpie, dispositif militaire et policier déployé en Guyane pour lutter contre l’orpaillage illégal. Au moment de son arrestation, elle aurait utilisé un téléphone satellitaire pour donner l’alerte aux orpailleurs présents dans la zone.
La question centrale posée par ce dossier est celle du rôle exact qu’elle occupait au sein du réseau : simple cuisinière, comme elle le soutient, ou véritable organisatrice disposant de moyens de communication sophistiqués ? L’usage d’un téléphone satellitaire, outil coûteux et rare, tend à accréditer la thèse d’une implication plus significative dans la logistique de l’orpaillage clandestin.
L’opération Harpie, menée conjointement par les forces armées de Guyane et la gendarmerie, vise à démanteler les filières d’orpaillage illégal qui ravagent les forêts et les cours d’eau du territoire. Ces réseaux, alimentés en grande partie par des ressortissants étrangers, causent des dommages environnementaux considérables et représentent un défi permanent pour les autorités.



