L’apparition d’un foyer de hantavirus à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius suscite des inquiétudes à l’international. Six cas ont été confirmés après une traversée entre l’Argentine et le Cap-Vert, avec trois décès recensés parmi les passagers.
Le virus Andes sous surveillance
Face aux interrogations, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie assure suivre attentivement la situation sanitaire, tout en se voulant rassurant. Aucun cas n’a été signalé sur le territoire et aucune mesure particulière de restriction n’est envisagée à ce stade.
Les autorités sanitaires calédoniennes indiquent être en lien avec l’Organisation mondiale de la santé afin de suivre l’évolution de la situation et les recommandations internationales.
Le virus concerné appartient à la famille des hantavirus, principalement transmis par certains rongeurs infectés. La contamination intervient le plus souvent après un contact avec leur environnement. La transmission entre humains reste possible mais demeure rare et nécessite généralement des contacts rapprochés et prolongés.
Selon l’OMS, la situation actuelle ne correspond ni au début d’une épidémie mondiale ni à une nouvelle pandémie comparable au Covid-19.
Les autorités polynésiennes ont toutefois signalé le passage d’un cas contact par Tahiti puis Mangareva le 7 mai. Cette personne, une ressortissante américaine, ne présente aucun symptôme et reste placée en quarantaine à Pitcairn.
Le gouvernement calédonien précise qu’aucun lien n’existe entre cette situation et la Nouvelle-Calédonie, qui n’est pas concernée par l’itinéraire du navire ni par les recherches de cas contacts liés à cette croisière.
Les contrôles sanitaires habituels restent maintenus aux frontières et les autorités assurent que les recommandations pourront évoluer si la situation internationale venait à changer.



