La cour criminelle départementale de La Réunion a condamné Jacques G. à 13 ans de réclusion criminelle pour viols incestueux et agressions sexuelles incestueuses. Cet ancien proviseur du lycée de Petite-Terre à Mayotte était jugé pour des faits commis sur une fillette de 8 ans qu’il avait adoptée, alors qu’il dirigeait l’établissement scolaire entre 2016 et 2017.
Les faits reprochés remontent à la période où l’accusé occupait des fonctions de direction dans l’enseignement secondaire mahorais. La victime, placée sous son autorité parentale après adoption, avait subi des violences sexuelles dont la gravité justifie la qualification de viols incestueux retenue par la juridiction réunionnaise.
Une affaire jugée à La Réunion
Cette affaire s’inscrit dans un contexte où les autorités judiciaires ultramarines traitent avec une fermeté accrue les crimes sexuels impliquant des mineurs. Le procès s’est tenu à La Réunion, compétente pour certaines affaires criminelles concernant Mayotte, département le plus jeune de France où les questions de protection de l’enfance constituent un enjeu majeur pour les institutions.
La condamnation prononcée se situe en deçà des 14 ans de réclusion criminelle initialement requis par le parquet. Cette peine marque néanmoins la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les abus commis au sein du cercle familial, particulièrement lorsqu’ils émanent de personnes investies de responsabilités éducatives. L’ancien proviseur devra également répondre des conséquences civiles de ses actes devant la victime et sa famille.
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