L’État vient d’allouer près de 281.000 euros à trois chantiers de reconstruction à Mamoudzou. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du Fonds de refondation de Mayotte, dispositif mis en place après le passage du cyclone Chido en décembre 2024. Les travaux concernent l’école Boboka, le poste avancé de la police municipale de Passamaïnty et l’école Cavani Briqueterie. Ces infrastructures bénéficieront de rénovations et de mesures de sécurisation financées en partie par l’État.
Le financement annoncé ce 13 juillet traduit la poursuite de l’effort de reconstruction engagé depuis plusieurs mois dans le département. Les établissements scolaires et les infrastructures de sécurité figurent parmi les priorités identifiées par les autorités pour restaurer les services publics essentiels. La commune de Mamoudzou concentre une part importante des besoins en termes d’équipements collectifs, l’urbanisation rapide du territoire ayant mis sous pression les capacités d’accueil.
Des infrastructures prioritaires pour la reconstruction
Le cyclone Chido avait frappé l’archipel en décembre 2024, faisant 40 morts et laissant 41 personnes portées disparues. La tempête tropicale Dikélédi était venue aggraver les dégâts quelques jours plus tard, compliquant les opérations de secours et de remise en état. Les infrastructures publiques avaient subi des dommages considérables, contraignant les collectivités à repenser leur organisation.
La mobilisation du Fonds de refondation vise à accélérer la remise en état des équipements tout en renforçant leur résilience face aux aléas climatiques. Les travaux de sécurisation prévus dans les deux écoles répondent aux besoins exprimés par les familles et les équipes pédagogiques depuis plusieurs mois. Le poste de police municipale de Passamaïnty constitue un maillon opérationnel dans le dispositif de maintien de l’ordre public à l’échelle de la commune.
Ces trois opérations s’ajoutent aux nombreux chantiers lancés depuis le début de l’année sur l’ensemble du territoire mahorais. Les délais de réalisation restent tributaires de la disponibilité des matériaux et des entreprises locales, sollicitées sur de multiples fronts. Les autorités insistent sur la nécessité de coordonner les interventions pour éviter tout retard dans la reprise des activités.



