Organisée pour la première fois conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026 restera comme l’édition la plus vaste de l’histoire avec 48 sélections engagées et 104 rencontres disputées. Si cette nouvelle formule a permis d’élargir la compétition, elle a également été marquée par de nombreuses controverses sportives, arbitrales et extra-sportives.
L’augmentation du nombre de participants a profondément modifié le format du tournoi, avec l’apparition des seizièmes de finale et un calendrier particulièrement dense. Les déplacements entre les trois pays hôtes, les longues distances parcourues par les équipes ainsi que les pauses fraîcheur intégrant des écrans publicitaires ont suscité de nombreuses critiques. L’utilisation de nouvelles technologies d’assistance à l’arbitrage a également alimenté les débats tout au long de la compétition.
Les décisions arbitrales ont régulièrement été contestées. Plusieurs sélections ont dénoncé des erreurs ayant influencé le résultat de leurs rencontres, notamment Haïti, l’Égypte et la Norvège. La FIFA a été amenée à défendre certaines décisions, notamment après les interrogations soulevées lors du match entre l’Angleterre et la Norvège, en s’appuyant sur les données du ballon connecté pour réfuter toute anomalie sur une action litigieuse.
Racisme et tensions politiques ont également marqué la compétition
En dehors du terrain, plusieurs affaires ont terni l’image de cette Coupe du monde. Des propos racistes visant des joueurs de l’équipe de France, dont son capitaine Kylian Mbappé, ont provoqué de vives réactions. La Fédération française de football a annoncé avoir saisi la justice afin que des poursuites puissent être engagées à la suite de certains de ces faits.
La compétition a également été marquée par des controverses d’ordre politique. Les déclarations du président américain Donald Trump concernant la suspension de l’international américain Folarin Balogun ont alimenté les accusations d’ingérence dans les décisions de la FIFA. Par ailleurs, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan n’a finalement pas pu participer au tournoi après avoir été refoulé à son arrivée aux États-Unis malgré un visa valide.
Selon la FIFA, son dispositif de surveillance des réseaux sociaux a détecté près de 89 000 messages injurieux durant la phase de groupes. Parmi eux, environ 11 % présentaient un caractère raciste, illustrant une nouvelle fois les défis auxquels le football international reste confronté malgré les campagnes de sensibilisation menées depuis plusieurs années.



