Nouvelle-Calédonie : le catamaran « Grand Sud » prendra la relève du « Betico 2 » dès 2027

La province Sud a confié à Carsud l’exploitation de la liaison maritime entre Nouméa et l’île des Pins pour quatre ans. Un nouveau catamaran de 290 places, le « Grand Sud », assurera les rotations à compter de mai 2027 au plus tard.
Le « Betico 2 » tire sa révérence. La province Sud a attribué à Carsud l’exploitation de la desserte maritime Nouméa-île des Pins pour une durée de quatre ans, à l’issue d’un appel d’offres auquel trois candidats, dont l’actuel exploitant Sudiles, avaient répondu. Le nouveau navire retenu, baptisé « Grand Sud », est un catamaran de 38 mètres construit il y a deux ans, actuellement basé à Singapour.
« Il a été construit il y a deux ans et est actuellement à Singapour », a précisé Sonia Backès, présidente de la province Sud, qui espère voir le navire arriver « en février ou mars », avant une échéance contractuelle fixée au plus tard en mai 2027. Le « Grand Sud » pourra accueillir jusqu’à 290 passagers, soit une capacité légèrement inférieure aux 355 places du « Betico 2 », pour un temps de traversée identique de 2h30 entre Nouméa et Kunié.
Carsud est principalement connue pour cogérer, aux côtés de Karuia, le réseau de bus Tanéo dans l’agglomération du Grand Nouméa. La compagnie compte parmi ses actionnaires Transdev, l’un des leaders mondiaux du transport public multimodal, fort d’une flotte internationale de ferries et de navettes maritimes. Un appel à candidatures a déjà été lancé pour recruter six membres d’équipage.
Dans un premier temps, le navire effectuera 110 rotations annuelles, soit deux par semaine. Les jours et horaires précis restent à définir en concertation avec les coutumiers et la mairie de l’île des Pins, que Sonia Backès a rencontrés la semaine dernière. Ces derniers avaient exprimé des inquiétudes quant au transport de marchandises et au rapatriement des défunts. Huit places seront libérées pour permettre le transport de cercueils, tandis que le « petit fret » (glacières, valises) sera accepté à bord. Pour les livraisons plus importantes, les résidents devront recourir à la Compagnie maritime des îles (CMI).
La montée en puissance des rotations constitue un objectif affiché, tant pour répondre à la demande des résidents et des touristes que pour améliorer l’équilibre financier de la liaison. La desserte reste aujourd’hui largement déficitaire : la province Sud compense à hauteur de 80 à 100 millions de francs CFP par an, un niveau de subvention qui devrait rester comparable avec le nouveau dispositif, dont l’achat et l’exploitation sont estimés à 350 millions de francs CFP annuels. La grille tarifaire reste, elle, encore à construire.


