La course à la succession d’Antonio Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies est officiellement lancée. Réunis devant l’Assemblée générale, les six candidats déclarés ont présenté leur vision de l’organisation, tous plaidant pour restaurer la crédibilité et l’efficacité d’une institution confrontée à une crise de confiance et de financement.
Pendant près de deux heures, Michelle Bachelet, Maria Fernanda Espinosa, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan, Carolyn Rodrigues-Birkett et Macky Sall ont répondu aux questions de diplomates, de représentants de la société civile et de journalistes. Tous ont mis en avant leur expérience et leur capacité à renforcer le rôle de l’ONU dans la prévention des conflits et la médiation internationale, à l’heure où plusieurs crises majeures secouent le monde.
Une désignation encore très ouverte
Les quinze membres du Conseil de sécurité procéderont le 30 juillet à un premier vote indicatif à huis clos. Le futur secrétaire général devra obtenir au moins neuf voix, sans opposition de l’un des cinq membres permanents disposant d’un droit de veto. Si Rafael Grossi figure parmi les candidats les plus souvent cités, plusieurs observateurs estiment que Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett conservent de solides chances. La possibilité de voir émerger un candidat encore non déclaré reste également évoquée. Le successeur d’Antonio Guterres prendra officiellement ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2027.



