La crise politique au sein du Tavini Huiraatira continue de s’intensifier. Dans un communiqué diffusé le 27 juillet et intitulé « Notre pays n’est pas à vendre », le président du parti indépendantiste, Oscar Temaru, appelle publiquement Moetai Brotherson à quitter la présidence du gouvernement de la Polynésie française. Estimant que ce dernier ne défend plus avec suffisamment de détermination les intérêts du peuple polynésien, il l’invite à « tirer les conséquences » de la situation et à remettre son mandat.

Oscar Temaru affirme être prêt à reprendre les rênes de l’exécutif. « Je suis prêt à assumer cette responsabilité au service de notre Pays et de notre peuple », écrit-il dans son communiqué, marquant ainsi une nouvelle étape dans les tensions qui traversent la majorité indépendantiste.

Un nouveau rebondissement au sein du Tavini

Cette prise de position intervient quelques jours seulement après que le Tavini Huiraatira avait désigné Antony Géros comme candidat potentiel pour prendre la tête d’un éventuel gouvernement d’union. Le président de l’Assemblée de la Polynésie française était alors présenté comme la personnalité chargée de conduire une nouvelle majorité en cas de renversement du gouvernement.

Depuis, le contexte politique s’est encore tendu avec le départ de deux élus du Tavini vers le groupe A Fano Ti’a, fragilisant davantage la majorité et alimentant les spéculations sur une possible recomposition politique au sein de l’Assemblée.

Moetai Brotherson refuse de quitter ses fonctions

Face aux appels à sa démission, Moetai Brotherson maintient sa position. Le président du gouvernement a réaffirmé qu’il n’entendait pas abandonner ses fonctions, estimant qu’un changement de majorité ou un retour devant les électeurs retarderait plusieurs projets majeurs engagés par son exécutif.

Le chef du gouvernement juge notamment qu’une nouvelle séquence électorale ferait perdre un temps précieux alors que plusieurs dossiers stratégiques restent à conduire, parmi lesquels la préparation des Jeux du Pacifique, le développement d’infrastructures hospitalières et d’autres projets structurants pour la Polynésie française. Cette nouvelle prise de position d’Oscar Temaru illustre ainsi la profondeur de la crise qui secoue aujourd’hui le principal parti indépendantiste du territoire.

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