La sénatrice de Saint-Martin, Annick Petrus, a été victime dans la nuit de mardi à mercredi d’une violente agression à son domicile. Ligotée, bâillonnée et séquestrée sous la menace d’une arme à feu, l’élue est sortie indemne de cette attaque. Une enquête judiciaire a été ouverte tandis que les autorités annoncent un renforcement de sa protection.

Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, plusieurs individus armés se sont introduits au domicile de la sénatrice. L’élue a indiqué avoir été retenue contre sa volonté, ligotée et bâillonnée sous la menace d’une arme à feu.

Le parquet de Basse-Terre, compétent pour les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, a immédiatement ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de cette agression et d’en déterminer les circonstances exactes.

La préfecture a annoncé qu’un dispositif renforcé de sécurisation serait mis en place autour du domicile de la parlementaire dans les prochains jours.

Une élue déterminée à poursuivre son engagement

Âgée de 65 ans et ancienne vice-présidente de la Collectivité de Saint-Martin, Annick Petrus a indiqué être saine et sauve malgré le choc provoqué par cette agression.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle a assuré que son état de santé était rassurant et affirmé que cette épreuve ne remettrait pas en cause son engagement au service des habitants de Saint-Martin.

Cette attaque suscite une vive émotion sur l’île, où les actes de violence armée demeurent une préoccupation majeure pour les autorités comme pour la population.

Une insécurité toujours préoccupante

Cette affaire intervient dans un contexte marqué par un niveau élevé de criminalité à Saint-Martin et par la circulation importante d’armes à feu sur ce territoire partagé entre une partie française et une partie néerlandaise.

Les services de l’État poursuivent leurs opérations de lutte contre les trafics d’armes et la délinquance violente, considérées comme des enjeux prioritaires pour la sécurité de l’île.

L’enquête devra désormais établir le mobile de cette agression et déterminer si les auteurs visaient spécifiquement la sénatrice ou s’il s’agit d’un acte de droit commun. Les investigations se poursuivent sous l’autorité du parquet de Basse-Terre.

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