Un jeune homme originaire de Guyane a été tué par balle mardi soir à Nantes dans ce que les autorités présentent comme un règlement de compte lié au narcotrafic. La victime, âgée d’une vingtaine d’années, a été prise pour cible en pleine rue par deux individus circulant à moto.

Le narcotrafic continue d’alimenter les violences urbaines

Selon le procureur de Nantes, les assaillants, dont les visages étaient dissimulés, ont poursuivi le jeune homme avant d’ouvrir le feu. La victime est décédée sur place peu après les tirs.

Le parquet évoque clairement un nouvel épisode des violences liées aux trafics de stupéfiants qui gangrènent certains quartiers de la ville. Une enquête pour meurtre en bande organisée a été ouverte afin d’identifier les auteurs et de déterminer précisément les circonstances de cette exécution.

Ce drame intervient dans un contexte particulièrement tendu à Nantes, déjà marqué ces dernières semaines par plusieurs fusillades mortelles liées aux trafics de drogue. Mi-mai, un adolescent de 15 ans avait notamment perdu la vie lors d’une autre fusillade ayant également blessé deux mineurs.

Les autorités dénoncent une montée des violences alimentées par les guerres de territoires entre réseaux criminels. Les règlements de comptes se multiplient autour du contrôle des points de deal et des revenus du trafic de stupéfiants.

La maire de Nantes a appelé l’État à apporter une réponse forte face à cette situation sécuritaire préoccupante. Cette nouvelle affaire illustre une fois encore les ravages du narcotrafic qui frappe aussi bien l’Hexagone que les populations ultramarines installées dans les grandes villes françaises.

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