La lutte contre la vie chère doit-elle passer davantage par le contrôle des entreprises ou par le développement de l’économie locale ? Dans un éditorial publié ce mercredi 30 septembre sur Opinion Internationale, l’auteur défend la seconde approche. À la veille de Choose Outre-mer, il invite le gouvernement à donner une orientation claire à sa politique : favoriser l’investissement, soutenir la production et créer des emplois dans les territoires ultramarins.
Portée par la ministre Naïma Moutchou, cette initiative est présentée comme une occasion de mobiliser des investisseurs autour des économies ultramarines. Le rendez-vous annoncé à la Banque de France doit notamment mettre en avant des projets entrepreneuriaux et des possibilités de recrutement. Pour l’éditorialiste, améliorer le pouvoir d’achat suppose aussi de permettre aux habitants d’accéder à un emploi et aux entreprises de développer leur activité.
Son analyse se montre en revanche critique envers le projet de loi contre la vie chère. Il considère que de nouvelles obligations pour les distributeurs, un renforcement des contrôles et l’encadrement de certaines marges risquent d’alourdir le fonctionnement des entreprises. Selon lui, ces mesures ne répondent pas suffisamment aux difficultés structurelles des territoires, parmi lesquelles le poids de la fiscalité et les obstacles à une offre locale plus abondante.
Le développement de la production constitue ainsi l’un des axes centraux de son argumentation. Soutenir les entreprises implantées dans les outre-mer pourrait contribuer à diversifier l’approvisionnement, à renforcer la concurrence et à créer de la valeur sur place. Cette perspective rejoint l’enjeu d’une plus grande capacité économique des territoires français, même si ses effets sur les prix dépendront des secteurs concernés et de la concrétisation des projets.
L’éditorial valorise plusieurs dispositifs annoncés autour de Choose Outre-mer : un fonds associant capitaux publics et privés, des rencontres entre recruteurs et candidats, ainsi qu’un concours pour les porteurs de projets. L’auteur y voit des outils susceptibles de rapprocher les ambitions économiques des besoins du terrain. Il redoute toutefois que de nouvelles contraintes réglementaires viennent décourager les investisseurs sollicités, un risque qui demeure à ce stade son appréciation.
Une prise de position qui appelle à placer l’activité économique au centre de la réponse à la vie chère. Pour les habitants, l’enjeu reste celui des résultats : des emplois accessibles, des entreprises capables de se développer et un budget quotidien moins contraint. La réussite de Choose Outre-mer se mesurera donc à sa capacité à transformer la mobilisation des investisseurs en retombées durables pour les territoires.



