Une quinzaine de participants ont découvert mercredi 19 août, à l’Université numérique de Wallis, comment associer l’intelligence artificielle aux images satellites. Cette première édition du Hackasprint Ocean’IA doit permettre de mieux observer l’évolution du littoral, du lagon, de l’urbanisation et des zones frappées par les cyclones.

Pendant une demi-journée, les participants ont appris à manipuler des données satellitaires et à comparer des images du territoire prises entre 2017 et 2024.

L’outil présenté a été développé avec Heart. Il permet de mobiliser l’intelligence artificielle pour analyser les images de la Terre et répondre à des problématiques directement rencontrées à Wallis-et-Futuna.

Observer les transformations du territoire

Les données disponibles peuvent servir à cartographier certains espaces, identifier les éléments présents sur une zone ou compter le nombre d’habitations. La comparaison des images permet ensuite de mesurer les changements intervenus au fil des années.

Ces technologies offrent également la possibilité de suivre l’érosion des côtes, l’occupation des sols et les conséquences du développement urbain. Elles pourraient devenir particulièrement utiles après le passage d’un cyclone afin de repérer rapidement les secteurs endommagés.

Le Service des travaux publics suit régulièrement ces questions dans le Pacifique. L’analyse automatisée des images pourrait accélérer le travail des agents et faciliter la préparation des interventions sur le terrain.

La participation des habitants permet aussi d’élargir la réflexion. Leurs propositions peuvent compléter l’expertise des techniciens et aider les services du territoire à élaborer des réponses adaptées aux besoins réels de la population.

Un outil pour les élus et les entrepreneurs

Cette première formation doit transformer les données satellitaires en véritable outil d’aide à la décision. Les résultats obtenus pourraient notamment être présentés aux élus afin d’éclairer les politiques d’aménagement, de protection du littoral et de prévention des risques.

L’intelligence artificielle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives économiques. Certains participants souhaitent utiliser les connaissances acquises pour encourager l’entrepreneuriat et développer des services locaux fondés sur l’analyse des données.

Dans un territoire insulaire éloigné, ces outils peuvent réduire le temps nécessaire pour surveiller de vastes espaces et mieux orienter les investissements publics. Ils ne remplacent toutefois ni l’observation humaine ni les décisions des autorités responsables.

Le Hackasprint Ocean’IA constitue ainsi une première étape vers une utilisation plus concrète des technologies numériques à Wallis-et-Futuna. En associant innovation, compétences locales et connaissance du terrain, l’intelligence artificielle peut contribuer à protéger le territoire tout en favorisant l’émergence de nouvelles activités.

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