Une Polynésienne accède pour la première fois à la présidence du Groupe des Outre-mer du Conseil économique, social et environnemental. L’élection d’Evelyne Brichet marque une avancée symbolique pour la représentation des territoires ultramarins au sein des institutions de la République, dans un contexte de renouvellement historique du bureau du CESE.
Le renouvellement de la gouvernance du Conseil économique, social et environnemental s’est tenu le 20 mai à Paris. À cette occasion, Evelyne Brichet a été élue présidente du Groupe des Outre-mer du CESE, devenant la première représentante polynésienne à occuper cette responsabilité stratégique au sein de l’institution républicaine.
Figure reconnue du monde économique polynésien, Evelyne Brichet dirige la banque Socredo en tant que directrice exécutive. Elle a également siégé au Conseil économique, social, environnemental et culturel de Polynésie française dans le collège des entrepreneurs, où elle représentait le secteur bancaire. Depuis 2016, elle préside aussi la Fondation Agir Contre l’Exclusion en Polynésie française, une structure engagée dans l’insertion sociale et les liens entre entreprises et acteurs locaux.
Pour le CESEC de Polynésie française, cette nomination constitue une reconnaissance importante de la société civile ultramarine au niveau national. Dans les territoires d’Outre-mer, où les enjeux économiques et sociaux restent majeurs, cette visibilité accrue au sein des institutions parisiennes est perçue comme un signal positif pour renforcer le dialogue avec l’État et défendre une intégration pleine et entière des territoires dans les politiques publiques nationales.
Un renouvellement historique au sommet du CESE
Cette séquence institutionnelle a également été marquée par l’élection de Claire Thoury à la présidence du CESE. Il s’agit de la première femme à prendre la tête de cette assemblée consultative, considérée comme la troisième institution de la République derrière l’Assemblée nationale et le Sénat.
Lors de son investiture, la nouvelle présidente a insisté sur la volonté de moderniser l’institution et de renforcer son ouverture aux acteurs de la société civile. Une orientation qui intervient alors que le CESE cherche depuis plusieurs années à affirmer son rôle dans le débat public et à mieux représenter les réalités économiques et territoriales françaises.
Dans le même temps, la Martiniquaise Shirley Billot a été élue troisième vice-présidente du bureau du CESE, une autre première pour une représentante ultramarine dans la gouvernance de l’institution. Une évolution qui confirme la montée en puissance des profils issus des Outre-mer dans les sphères nationales, notamment parmi les responsables économiques et entrepreneuriaux attachés à la stabilité institutionnelle et au développement des territoires.
Le CESE rassemble 175 membres issus des syndicats, du monde associatif, des entreprises et des collectivités territoriales. Son rôle demeure consultatif auprès du gouvernement et du Parlement sur les grandes questions économiques, sociales et environnementales. Dans les territoires ultramarins, cette mission est assurée localement par les CESEC, chargés d’éclairer les exécutifs locaux sur les politiques publiques et les enjeux de développement.



