Depuis le 1er avril, les agriculteurs de Guyane peuvent déposer leur demande d’aides européennes. Une campagne cruciale pour le secteur, encore trop peu mobilisée à ce stade malgré les montants en jeu.
Un dispositif essentiel encore sous-utilisé
La Chambre d’agriculture, en lien avec la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, accompagne les exploitants dans leurs démarches, désormais entièrement dématérialisées via la plateforme Télépac.
Pour bénéficier de ces aides, les agriculteurs doivent disposer d’un numéro Siret et de justificatifs fonciers, qu’il s’agisse de baux ou de titres de propriété. Les primo-déclarants peuvent être directement accompagnés par la DAAF, tandis que sept organismes agréés sont mobilisés sur le territoire pour assister les exploitants dans leurs démarches.
Parmi les aides proposées figurent notamment les indemnités compensatoires de handicap naturel, les mesures agro-environnementales et climatiques pour les exploitations engagées dans le bio, ainsi que des dispositifs spécifiques pour les éleveurs.
À ce stade, seuls 350 agriculteurs ont entamé les démarches, sur environ 1 000 bénéficiaires potentiels et plus de 6 000 exploitants recensés en Guyane. Un retard préoccupant alors que la date limite de dépôt est fixée au 15 mai.
Pourtant, les montants sont significatifs. En 2025, près de 4 millions d’euros ont été distribués via ces aides, confirmant leur rôle stratégique pour soutenir l’agriculture locale.
Dans un territoire où la production agricole reste un enjeu majeur de souveraineté et de développement économique, l’accès à ces financements européens apparaît comme un levier indispensable. Encore faut-il que les exploitants s’en saisissent pleinement.



